Comprendre

L’autisme est un trouble du développement mental, qui débute dès les premières étapes de la vie, entraînant de graves difficultés dans la communication de la personne autiste avec son entourage. La voix et le geste, formes directes de la communication, n’ont pas le même sens pour la personne autiste que pour nous. La personne autiste ne peut accorder à un cri, à un signe, à autrui la valeur que nous avons coutume de lui donner.

Si elle paraît repliée sur elle-même, ne croyez pas qu’une personne autiste refuse notre présence, notre communauté. Ces personnes ont dû se construire un monde sans aide, malgré l’affection dont elles ont été entourées. C’est un monde de solitude, mais on peut cependant leur permettre de s’en sortir. Elles réagissent différemment de nous, mais à tout âge, elles peuvent partager notre vie si nous leur en donnons les moyens. L'autisme se traduit par une série de symptômes :

  • D'abord, la personne autiste n'est pas toujours capable de développer des relations sociales normales. Amour, amitié, chaleur humaine... sont difficiles d'accès pour lui mais existent. Il n'est pas par choix solitaire mais subit son isolement.
  • Ensuite, la personne autiste a un langage imparfait, ou trop parfait, même en dehors de la parole : par exemple, s’il parle, il répète comme un écho, il inverse le « je » et le « tu ».
  • Enfin, la personne autiste répond de façon anormale à son environnement. Par exemple : elle peut agiter sans fin ses doigts devant ses yeux, éclater de colère quand on change ses habitudes, repousser qui veut le prendre dans ses bras (comme sa mère par exemple), se mordre jusqu'au sang sans sembler éprouver de douleur.
Ces troubles s'observent très tôt, avant l'âge de trente mois, d'où le nom d'autisme infantile. Mais ils perdurent, s'aggravent, si on n'aide pas la personne autiste à contourner ses déficiences. Néanmoins, la personne autiste a des potentiels...

   
 

Les causes

L'autisme n'a pas de cause unique et parfaitement identifiée.
En France et à l'étranger, des enquêtes statistiques nombreuses mettent en avant des causes génétiques, organiques, et des facteurs multiples dont l'étude ne fait que commencer.
La théorie qui attribue à l'autisme une origine psychique, reposant entièrement sur les relations de l'enfant avec un entourage inadéquat (essentiellement une mère trop froide) ne semble plus s'appliquer à l'autisme. Les interactions de l'autiste et de son environnement seront cependant toujours perturbées ; et, en tout état de cause, il faut se garder de ne voir en l'autiste qu'une accumulation de déficiences : sa personnalité tout entière doit impérativement être prise en compte. Restons à l'écoute, et au service de tous ceux, qui sont aujourd'hui au travail pour aider les autistes et leurs familles.

   
 

L'exclusion

L'autisme entraîne un handicap sévère, dans 2/3 des cas, avec un retard mental important. La moitié des personnes autistes n'utilisent pas le langage. Seule une faible proportion (15%) est capable, à l’âge adulte, d’une certaine autonomie dans sa vie quotidienne ou professionnelle.

Aujourd'hui, sauf dans des établissements pilotes, les personnes autistes ont très peu accès, pendant l'enfance à une éducation adaptée.

"Ces handicapés sont encore plus rejetés que les autres" constatent de nombreux partenaires chargés de la politique sociale. L'espoir existe, heureusement. On sait qu'une meilleure prise en charge pour les autistes est possible. Elle passe par un dépistage et un diagnostic plus précoces, des évaluations régulières, une pédagogie et des soins adaptés...

Mais l'éducation doit être suivie de l'intégration : créer, parmi nous, pour les personnes autistes de tous âges, des environnements plus cohérents, plus ouverts, où elles pourront progresser, entourées de l'affection de leur famille enfin sécurisée, ainsi que des professionnels (et de bénévoles) formés, soutenus

Journées Nationales d'Etude sur l'Autisme